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Les TALIBES.

           Ils sont pour la plupart apatrides.

Ils sont pour la plupart dépourvu d’affection parentale.

Ils mangent à leur faim, mais ils sont pourtant mal nourrit.

Ils sont mal soignés. Quand ils se blessent, c’est avec la poudre noire que contiennent les batteries qu’ils se soignent, ou encore avec des feuilles manguiers qui soit disant agissent contre le tétanos.

Ils sont exploités souvent par leur marabout/maître coranique, qui les fait mendier mais aussi par leurs parents qui reçoivent leur part du «butin ». De la population qui les fait travailler comme « garçon à tout faire », moyennent des récompenses périodiques et un bol de riz tous les midis, et ils ont le toupet de l’appeler « notre talibé ».

            L’AP/CASE forte de toutes ces dérives et ayant passé plus de temps dans la rue à observer la suite des actions menées, pour dégager les enfants de la rue, nous avons pu conclure que l’action doit  débuter à la base, c’est-à-dire auprès du marabout.

En effet en prônant le faire avec, considérant que le mal est trop profond et que le marabout lui-même est un ancien talibé, nous agissons en tant que partenaire de ce dernier et le tour est joué.

L’équipe éducative a d’abord débuté les actions socio-éducatives, fait des visites de partage avec les marabouts en commençant par leur leader.

             Actions retenues :

Procéder à l’identification du Daara lui-même par le marabout en tant que personne physique, et par la suite des enfants. Un document est produit en version française et arabe, et prend en compte tous les aspects qui concernent la protection de l’enfant.

Une fiche programme négocié d’un comme un accord entre les différentes parties : enfants talibés, maitre coranique, structure d’appui.

A Dakar, un Daara qui est laissé seul dans les eaux stagnantes ont pu bénéficier de moustiquaires et nous œuvrons pour que les enfants puissent bénéficier de mousse pour dormir ou/et de matelas, car actuellement ils sont à même le sol. De plus, une visite médicale est programmée avec un docteur pour qu’ils bénéficient d’un bilan global, afin de pouvoir suivre leur état de santé.

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